X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Keygle Recherche Web
OK
Barde à vous !
jeudi 14 août 2008, a 14:31
J'aimerais décider.

 

Entre terre et ciel…

 

Pour un bout de terre, pour une part de ciel,

Des hommes se battent cruellement.

Pour un bout de terre, pour une part de ciel,

Des hommes entraînent nos vies vers le néant.

 

Pour un bout de terre,

Avides de posséder,

Ils modifient les frontières

Et ne craignent pas de tuer.

 

Pour une part du ciel,

Avides de diriger,

Ils prêchent  l'immatériel,

Certains de ne pas se tromper.

 

Entre terre et ciel,

J'aimerais décider

De mon bien être matériel

Et de mes divines pensées.

 

Les guerres portent toutes un nom,

Celle de cent ans à celles de religions.

La prochaine me donnera raison

La guerre éclair :  la guerre des cons…

 

Entre ciel et terre…

 

 

JB

 

 

 

mercredi 13 août 2008, a 22:05
La fleur des mâles

 

 

J'ai posé mon regard sur une fleur

Léger comme un papillon sans peur

Elle a doucement fléchi sa corolle

Touchée par cette grâce frivole

Salut à toi ô homme tout puissant

Vas-tu me cueillir dans l'instant

Ou me laisser vivre ma courte destinée

Dans ton Eden lieu d'amours jardinées

Fleur ta beauté me parle au cœur

Comme les jolies femmes tes sœurs

Que tes parfums enivrent longtemps

Jardins montagnes plaines et champs

En moi je ne pris que ce souvenir coquin

Laissant ma belle aux regards des libertins

 

 JB

mercredi 13 août 2008, a 14:06
Au voleur !

 

 

Je ne sais pas s'il est de bon ton de s'épancher auprès de ses amis sur son état de santé, de raconter par le menu ses maladies, pire de détailler ce qui se passe dans les slips…

Mais mon histoire n'est pas banale, car elle met en cause la technologie de pointe et surtout mon honnêteté.  

Nos corps ont leurs faiblesses, soit par l'hérédité, soit par des usures prématurées dues à des excès de toutes sortes…

C'est mon cas. Le stress ambiant, les angoisses de la vie, les peurs bien enfuies dans mon inconscient repassent… Je suis un faux nerveux. Je me soumets régulièrement devant mes amis au test des mains qui tremblent. Moi jamais !  Tout reste immobile. Pas le moindre frémissement ! Du moins extérieurement… car dans le « bide »… c'est l'affolement permanent, les grandes orgues, les feux d'artifice ! 

Oui, j'ai une maladie chronique : la colite spasmodique.

Sous l'effet du stress, mon intestin gigote, remue, ne tient pas en place. L'exercice est naturellement douloureux, et inquiétant, ce qui me donne encore un peu plus d'angoisse… Vous avez compris le cercle vicieux de cette maladie ! 

Il y a quelques années le professeur, caméra au poing, m'a certifié que ce trouble n'était pas mortel. Il m'a rassuré, en précisant tout de même, que ma radio présentait une belle « pile d'assiettes » et que ces étudiants seraient ravis de voir « un colon irritable de démonstration » (sic)  !

J'en suis très fier, même si mon droit à l'image n'est pas respecté !

Vous l'aurez compris, même si cette vilaine maladie n'est pas mortelle, je suis suivi régulièrement par la science et c'est très bien ainsi. Je suis un adepte de la prévention.

Mon intestin et moi, pouvons donc faire l'historique de ces examens médicaux.

Ames sensibles s'abstenir. Je vous conseille de passer à un autre blog.

Ceci est fait.

 

Donc, puisque nous sommes restés entre ami(e)s ayant du cran, je vous embarque dans les coulisses des anciennes coloscopies…

Autrefois, le jour de l'examen, vous arriviez chez le spécialiste avec, certes, un intestin propre, ce qui veut dire que depuis la veille vous étiez à la diète et aux laxatifs… mais, surtout avec sous le bras un kilo de plâtre.  Je vous rassure, acheté en pharmacie, pas celui utilisé dans le bâtiment. Quoique… Je passe sur les détails de l'examen, puisque rien ne se prenait par la bouche… et lorsque votre ventre, devenu énorme, aurait voulu crier au secours, la table de radiographie vous secouait dans tous les sens pour prendre les clichés du vilain intestin ! Le plus humiliant et le plus difficile était de passer - rapidement - de cette table aux toilettes… Mais quel soulagement !

Puis la science évoluant, la potion magique a disparu avec les radiographies. L'ère de la caméra est apparue… Moins humiliant ? Pas sûr… pour ceux qui n'étaient pas endormis… Voir en direct sur un écran de télé l'intérieur, de son gros intestin vous faisait comprendre les angoisses des spéléologues… Ici, un coude. Là un siphon. Plus loin, drôle de truc !  On manquait d'air ? Pas de problème, la pompe vous en mettait un petit coup et le « bide » se gonflait… 

Dans tous les cas, ce qui intéresse le patient ; c'est le résultat de l'examen. Si vous le recevez par courrier, il vous faut vite un traducteur, car, si les hiéroglyphes ont disparu, si le traitement de textes donne une lecture lisible des charabias de votre médecin, la compréhension est toujours réservée à une élite !  Bref, quelque soit la méthode d'investigation, la question est toujours la même : « C'est grave docteur ? ».

Comme, je vous l'ai dit, la visite de mon intestin est régulière comme la visite d'un musée. Même le mardi, je peux me prêter à ce jeu…

Vous connaissez le parcours qui vous mène à l'examen : - passage obligé, sous peine de sanctions devant votre généraliste, qui en trente secondes rédige le sésame… Puis rendez-vous au spécialiste qui, en trente secondes, vous donne une date, le matin à jeun etc.   Et me voici donc, pour la nième fois, à attendre, dans la salle prévue à cet effet, le moment où une jeune femme en blanc me dit « Monsieur X, le docteur vous attend ( !) »

Je connais bien l'impermanence des choses, l'évolution rapide des mentalités et surtout de la technologie ; mais je dois dire que ce jour là, je suis resté coi !

De mémoire, voici ce que m'a annoncé le spécialiste de l'endoscopie digestive :

« Je connais bien, depuis longtemps, votre caractère très neurotonique… J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer, vous allez être mon premier patient sur lequel, je vais pratiquer un examen avec une « gélule électronique ». Il vous suffit d'avaler cette petite chose (Et de me montrer une sorte de gros haricot rouge) et à intervalles réguliers, par un système de transmissions, je contrôle sur mon ordinateur votre tube digestif et le tour est joué. Il vous suffit de rejeter par les voies naturelles la gélule. Plus de caméra, plus de gonflement… »

Après avoir donné mon accord, j'ai donc avalé, avec une sorte de gélatine, cette boule électronique.

Effectivement, régulièrement, on venait me chercher pour que j'émette, comme un relais télé, mes images vers les téléspectateurs en blouses blanches. Car, ils étaient une demi-douzaine à admirer la qualité de mon reportage « intra-corpus » !  Et de s'esclaffer : « - fait un retour arrière – donne nous un zoom – un peu plus de contraste, s'il te plait » etc.  Je me demande même, s'ils ne s'intéressaient pas plus à la technicité de leur nouveau jouet qu'à détecter une anomalie quelconque.

L'examen, enfin terminé, on m'a remercié d'avoir été ce premier cobaye. On n'a pas oublié de me rassurer : « Tout va bien ! »

Puis, j'ai dû « rendre » la fameuse gélule. C'est là que tout a commencé pour moi…

J'étais assis depuis plus de dix minutes sur un WC un peu spécial, quand de l'autre coté de la porte une voix sèche m'a demandé si j'avais fini…. Fini quoi ? Je devais « restituer » leur engin. Mais, rien ne venait. Souvenez-vous j'étais à la diète et sous laxatifs depuis deux jours…  Un quart d'heure plus tard, la porte s'est ouverte brusquement et là mon sympathique spécialiste de l'endoscopie digestive, le teint livide, m'a demandé de me lever de mon auguste siège. « Rien ! »

Immédiatement, sur un ton inquisiteur : « Qu'avez-vous fait de la gélule ? » Je lui ai répondu, navré, que rien n'était venu !

 Il ne m'a pas cru !

Alors d'autorité il m'a gardé une journée en milieu hospitalier, bien sûr pour raisons médicales… et recherches par son ordinateur soi-disant sophistiqué ! Aucun signal ! Aucune image !  Le silence radio absolu ! Rien ! Je suis même certain qu'ils ont fouillé mes affaires. Toujours pas de gélule, et je commençais à avoir sérieusement faim !

Le surlendemain, un inspecteur de police est venu m'interroger. Pour leur enquête, j'ai décliné toute ma généalogie… Sans doute, pensait-il que je participais à de l'espionnage industriel…  Le troisième jour, la gélule n'était toujours pas là !

Après avoir passé quarante-huit heures en garde à vue,  pour les nécessités de l'enquête, devant un juge, spécialiste dans la défense du territoire,  (je crois), on m'a signifié ma mise en détention pour « vol par rétention » d'un objet classé je ne sais trop quoi…

 

En prison, on ne rigole pas.

Je me suis retrouvé à poil, avec « palpations diverses » pour la sécurité ! Puis j'ai dû passer dans un détecteur, une sorte de sas électronique…

Et là, le bonheur de ma vie : L'alarme s'est mise à sonner !

La gélule était retrouvée dans le méandre d'un tube digestif vraiment incontrôlable.

JB

mardi 12 août 2008, a 12:28
Avis à la population !

 

 

Sur France3 ce mardi 12 août 2008 un dénommé "" JB ""  recherche l'amour. La semaine dernière il se frottait aux demoiselles Russes, cette fois-ci, je crois, qu'il va arpenter la toile…

J'affirme, ici, que ce personnage n'a rien à voir avec votre serviteur ! Moi… je suis marié depuis 43 ans, sans aller en Russie, sans aller sur le Net… et tout va bien !

 

JB (le vrai !)

  

dimanche 10 août 2008, a 12:01
SUBLIME VÉRITÉ DES ROMANCIERS ( # )

  

Nous allons vers des temps de plus en plus dangereux, dominés par l'instabilité psychologique de nos dirigeants et de nos minorités, par le consumérisme à tous crins, la culture du divertissement. La politique et la religion sont discréditées en Occident ; il ne nous reste que la consommation. Là gît le danger. Car la consommation entraîne, tôt ou tard, l'insatisfaction. Or de l'ennui peut naître la révolte.

La littérature a précisément pour fonction, entre autres, de revenir à la vraie réalité. De remettre les choses à leur place. De cesser de jouer la comédie. Les romanciers ont pour but de dire une sorte de sublime vérité, et pas seulement de servir de hochet à Freud et aux psychanalystes.  Je ne suis pas un philosophe, juste un romancier. Je crois à l'imagination. Elle est ce qui nous distingue des autres créatures vivantes. Nous avons inventé les dieux, mais maintenant nous devons nous inventer nous-mêmes.    

 

 JAMES GRAHAM BALLARD

Romancier britannique, dans « Lire » - Sélection – septembre 2007.

vendredi 01 août 2008, a 15:57
La rencontre

 

J'étais allé, mendiant de porte en porte, sur le chemin du village lorsque ton chariot d'or apparut au loin pareil à un rêve splendide et j'admirais quel était ce Roi de tous les rois !

Mais les espoirs s'exaltèrent et je pensais : c'en est fini des mauvais jours, et déjà je me tenais dans l'attente d'aumônes spontanées et de richesses éparpillées partout dans la poussière.

Le chariot s'arrêta là où je me tenais. Ton regard tomba sur moi et tu descendis avec un sourire. Je sentis que la chance de ma vie était enfin venue.

Soudain, alors, tu tendis ta main droite et dis : "Qu'as-tu à me donner ?"

Ah ! quel jeu royal était-ce là de tendre la main au mendiant pour mendier ! J'étais confus et demeurai perplexe ; enfin, de ma besace, je tirai lentement un tout petit grain de blé et te le donnai.

Mais combien fut grande ma surprise lorsqu'à la fin du jour, vidant à terre mon sac, je trouvai un tout petit grain d'or

"Que n'ai-je eu le coeur de te donner mon tout !".

 

Rabindranath Tagore, L'offrande lyrique.

samedi 26 juillet 2008, a 22:52
Zone contrôlée.

 

 

Je suis là, seul devant cette porte fermée. J'angoisse. Le temps me parait interminable. Mon épouse s'y est engouffrée en me lançant un dernier sourire tendre. J'ai traduit. Toutes nos années de mariage aident à décrypter les moindres signes…  J'ai traduit : ne t'inquiète pas ! Puis le silence s'est installé entre cette porte et moi. Cette porte donnant, selon l'inscription, sur la salle numéro 3.  Mais qui peut pousser cette porte austère sans un pincement au cœur ?  C'est pourtant une vieille connaissance. Nous nous sommes rencontrés il y a quelques années. Depuis j'ai peur de ces portes qui s'ouvrent doucement sur vous ; mais, qui, comme des traîtres, vous annoncent d'horribles nouvelles. Ailleurs, on aurait écrit : « attention chien méchant ! » Ici le vocabulaire est plus technique, plus subtile, des lettres blanches impersonnelles vous avisent sur le contenu de la salle numéro 3 : « mammographie ».  Ca mord une mammographie ? Ça fait mal une mammographie ? Pas toujours. Parfois oui ! D'ailleurs, on vous aura prévenu : « Mammographie » et « Accès réglementé ». Bien sûr, il y a danger. Danger de repasser cette porte avec une sale maladie. Mais rassurez vous, la « zone est contrôlée »... Je suis là, à attendre fébrilement en frontière avec cette zone contrôlée. Des souvenirs tournent dans ma tête…  Il y a quelques années, innocent, j'ai attendu mon épouse, au même endroit, décontracté, qui comme tous les deux ans, poussait cette porte et revenait avec un sourire et de la gaîté dans la voix : « tout va bien ! »   Cette année là, l'attente a été plus longue. Mon épouse est revenue à moi, la mine grave, la voix éteinte : « Ils ont trouvé un petit quelque chose ! »  Oui, dans la salle numéro 3, dans cette zone réservée, un cancer du sein a été découvert… Un parmi tant d'autres… Mais c'était le cancer du sein de mon épouse ! Un cancer débute toujours par un petit quelque chose. La suite est plus complexe selon les cas. Bref, je suis là à me remémorer, les prises de sang, les biopsies, l'opération, les rayons, les prises de médicaments, les contrôles etc. Les nuits blanches, la peur, l'espoir, les nuits blanches, la peur, la déprime, l'espoir !  Le temps me parait désespérément long. Et si la rechute allait nous pourrir la vie. Si quelques métastases avaient résisté aux rayons…  La clenche de la porte s'abaisse. Comme dans un film, il me semble qu'elle descend lentement, pour porter au paroxysme le suspense !  Mon épouse apparaît. Mon regard perquisitionne violemment son visage. Je dois aller vite, très vite. Je veux connaître le résultat de cet examen en un éclair.  Je débite dans en hoquetant : « Alors le résultat ? » Chose curieuse, ma femme, sereine, me regarde, presque surprise par la question. Et doucement, lentement, comme pour me calmer instinctivement, elle dit cette chose sublime : « Mais… tout va bien ! » Pour moi, le temps devient éternité, éternité de bonheur.  J'ai envie de hurler ma joie. Mais comme les téléphones portables, je dois rester muet. Ma joie est donc contenue.

 Puis quelques pas plus loin, une femme sort d'une porte identique à la numéro 3.  Elle pleure doucement…

Ma joie aura été de courte durée !

JB.

jeudi 24 juillet 2008, a 22:27
Pour la vie…

 

 

L'amour n'a pas d'âge,

Sans cesse il bonifie.

Avec toi, je monte les étages,

Qui nous mène au paradis.

 

L'amour n'a pas d'âge,

Il vient de l'infini.

Il écrit sur toutes les pages,

Que je t'aime pour la vie.

 

L'amour n'a pas d'âge,

Tu es de plus en plus jolie

Les petites rides au visage,

Sont des signatures embellies.

 

L'amour n'a pas d'âge,

J'en suis profondément ravi !

 

JB

mercredi 23 juillet 2008, a 20:45
JB… mais qui es-tu ?

 

 

Les années nous viennent sans bruit. (Ovide).

 

A plusieurs reprises, pour des raisons inconnues, des « aminautes » me demandent qui je suis. Je réponds : un vieux retraité qui,   prend du bon temps sur le net, sans plus ! - Oui… mais ton activité avant ? - Avant ? Avant quoi ?  C'est drôle d'être curieux à ce point. Et qu'est ce que ça va changer dans nos relations virtuelles ? Bon allez, j'annonce la couleur : Sociologiquement  parlant, on me classe dans la catégorie : « artiste » !  Voui, j'étais  clown, certains l'auraient subodoré…  Mais un « clown bruiteur »…. Ca change tout ! En fait, j'ai travaillé dans divers cirques… Avec ou sans chapiteau ! J'avais un numéro de bruitage – des sons avec mon corps (si !) et avec des ustensiles hétéroclites… une règle, un stylo, un téléphone…  ça faisait rire petits et grands ! Il y a tant de gens qui font du bruit pour rien, que gagner sa vie en produisant du bruit  peut paraître surprenant, et pourtant… Comme tout le monde, j'étais attentif aux bruits de couloirs, aux sons de cloches et même, les bruits incongrus me dérangeaient  plus que d'autres !  Puis un jour, on m'a coupé le son (pas celui des ânes, encore que…), enfin plus rien n'était audible…  et j'ai pris ma retraite ! Le plus drôle dans cette affaire est que je suis surtout un visuel. Et visualiser un son, ce n'est pas facile… à part le mur du son ! Et l'expression, « je vois ce que tu veux dire… »  me trouble encore.  Dans ma  caravane, sur les routes d'Europe, j'ai beaucoup lu et beaucoup appris dans les livres. La cacophonie du monde… Le silence des lâches…  Lire entre les lignes… c'est comme entendre le silence ! Je ne voudrais pas jouer les clowns tristes, c'est si facile, mais avec le temps je deviens sourd,  sourd aux bruits étranges, aux commérages, aux insultes, aux menaces… Beethoven, c'est tout moi !   Est-ce le lot des plus grands ? Je plaisante  naturellement. Mais parfois, il faut mieux être sourd que d'entendre des c… .  Maintenant, au moindre bruit de mon corps, quand le corps exulte comme disait si bien le Grand Jacques, mon entourage croit que je fais des heures « sup » ! (Il n'y a pas de fumée sans… bruit !) Bientôt comme une veille ruine  avec « des sons et lumières » je reviendrai au milieu de la piste, au centre du cercle où tout est silence…  Chut ! JB.

 

  

jeudi 17 juillet 2008, a 14:26
Ailleurs…

 

 

 

« C'est fini ! »

Le médecin retira ses gants et s'essuya le front. Voilà maintenant trente bonnes minutes, qu'il essayait de ranimer le pauvre homme. La crise cardiaque n'avait pas pardonné. Le vieux monsieur n'avait pas jugé bon de remercier ses sauveteurs appelés en urgence par son épouse effondrée dans un fauteuil du salon. A elle, on lui prodiguait maintenant les premiers soins. Le choc était rude. Instinctivement, plus qu'avec sa raison, ébranlée, elle comprenait que sa vie, sa vraie vie se terminait à cet instant. Elle savait que plus rien ne serait comme avant. Elle avait déjà en tête des milliers de regrets. Mais à quoi bon… Sa fille allait arriver rapidement. Les pleurs des uns allaient renforcer les pleurs des autres. Ce défunt avait toutes les qualités... comme tous les défunts. Tous allaient le regretter, même le chat qui avait remplacé son chien ! D'autres vieux allaient suivre sous peu le cercueil en se préoccupant surtout de leur propre destin. Les échéances étaient là. Ils en étaient tous conscients, c'est le privilège de l'âge que de se préoccuper surtout de quoi on va mourir. Ainsi va la vie et… sa fin.

Paradoxalement, le temps passait.

Ce que l'on racontait était donc vrai. Ce tunnel lumineux qu'il était long. Une douceur inconnue l'envahissait. Il n'avait pas l'intention de refuser ce doux moment. Il était donc vraiment bien mort.

« Alors Jan, vous voici aux portes de l'éternité. »

Le voyageur du temps sursauta. Quelle était cette voix étrange ? En d'autres lieux, sans doute, aurait-il essuyé une petite frayeur. Mais là, dans un calme qui le troublait aussi, Jan venait de comprendre qu'il vivait… sa mort !

Oui sa mort. Son cœur, son bon vieux moteur venait de le lâcher tout bêtement alors qu'il regardait la télévision avec son épouse, main dans la main, comme de vieux amoureux. Ce n'était pas suffisant pour le retenir. La programmation céleste primait sur la programmation télé. Rien ne pouvait la modifier.

Il avait de la chance. Pas de douleur. Pas de conscience de sa fin. Pas de frayeur. Pas de regret. Une belle mort,  diront ses amis. Mais mort tout de même et cette voix qui insistait.

« Jan à la porte de l'éternité ».

Il n'avait rien à dire, rien à répondre. Il s'en foutait ! D'ailleurs depuis quelques années, cette petite phrase était son leitmotiv, son zen à lui. Etre cool, était devenu un but en fin de vie. Mais ceci n'avait pas été suffisant pour calmer son cœur !

 La voix reprit de plus belle.

« Je suis l'ange Gabriel... »

Jan connaissait l'histoire de cet archange. Dans le grand livre, il avait lu, qu'il annonçait ici et là des naissances. Depuis, tout ce temps, il avait sans doute dû se recycler pour maintenant accueillir les morts ! Le Ciel aussi devait s'adapter aux situations !

« Avant de vous admettre dans d'autres espaces, nous aimerions connaître vos sentiments sur votre vie passée. »

Si Jan avait encore eu forme humaine, à cet instant un sourire moqueur aurait empli son visage. Passer un examen à cet endroit le rendait hilare. Dire qu'en bas, où ailleurs, les contrôles en tout genre « gonflaient » les humains, voici que, dans le Ciel des anges procédaient eux aussi à ce genre de démarches ! Rire !

Mais ce test l'excita un peu. Enfin, il allait comprendre les zones d'ombres de sa vie. Le pourquoi du comment. Bref, s'il n'avait pas écrit ses mémoires, ni même pratiqué la généalogie, ce petit retour en arrière ne lui déplaisait pas.

« Je vous écoute, Jan »

Gabriel s'impatientait. Que devait-il lui dire ?

Lui qui avait cru à un au-delà plus complexe plus sérieux, il se rendait compte que la fameuse formule « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » s'appliquait surtout à la connerie. Etait-ce possible ?  Lui, Jan, avait travaillé à déchiffrer les textes sacrés, à décrypter les moindres signes, le plus petit symbole, en espérant s'approcher d'un Dieu génial qui au « top » lui expliquerait la grande horloge. Il n'avait pas eu la chance d'avaler, sans restriction les vérités toutes faites d'une religion fabriquée par ses ancêtres. Mais pourtant une petite musique l'avait invité à travailler cette approche de Dieu. "Aide toi et le Ciel t'aidera…"

Le temps était donc venu, dans un instant, il saurait pourquoi le monde existait. Enfin on lui donnerait le but de l'existence du « tout », comme du " rien". Le " tout" était-il né du "  rien " ? Il aurait enfin La réponse !

Là, dans cette après mort terrestre, il deviendrait « l'Elu » qu'il avait toujours espéré devenir. Espéré !

La réalité était tout autre, un ange lui barrait encore la route vers son Dieu Lumière en lui demandant des explications sur sa vie passée. Etait-il tombé dans le labyrinthe d'une administration céleste ?  Sa vie... mais ici, ils la connaissaient tous. Le Ciel, qui était à l'origine de tout et du « Tout », feignait de ne pas connaître son œuvre ! Un gag !

La programmation venait bien d'en haut. Alors à quoi rimait cette mascarade ?

Bien que mort, Jan sentit la moutarde lui monter au nez. Sa vie, ils allaient la connaître et les explications, c'est lui qui allait les demander. Merde alors, ce n'est pas un ange, en phase de recyclage, qui allait l'intimider. Que risquait-il… Il était mort ! Le plus drôle, c'est qu'il n'avait jamais cru aux anges ! Bien, il allait vider son sac. Il ne risquait vraiment plus rien, pour cause… de mort !

L'ange reprit : " Calmez-vous Jan, vous êtes dans un lieu sacré !" Jan n'y croyait pas… (Façon de parler !) Ce Gabriel profitait de lire dans ses pensées pour le remettre en place. L'inquisition céleste n'avait ni borne ni morale ! Non seulement on lui avait piqué son corps, son véhicule de l'âme et maintenant, on lui volait son intimité. A ce moment là, il eut une pensée pour tous ces suicidés qui voulaient échapper à une vie morose. Si ces malheureux avaient la connaissance de cet au-delà, jamais ils n'auraient osé faire le grand saut. Pire qu'en bas !

Bon le temps passait ; mais dans l'éternité ça ne se voyait pas trop. Et puis Jan était un curieux. Mort pour mort, autant voir ces fameux autres "espaces". Alors il réfléchit longuement sur sa vie… Sa vie…

En fin de compte, sa vie était d'une banalité… Il en eut presque honte ! Il ne s'étonna pas si alors, on n'avait jamais parlé de lui dans la presse, s'il n'avait jamais eu matière à écrire un livre ou deux. Aucun scandale. Pire aucun acte de bravoure. Ni héros, ni voyou. Bref, sa vie ressemblait à de la flotte, sans goût, sans saveur. Voilà où il en était à force de respecter les lois, toutes les lois de tous les hommes libres et de bonne morale… Certes, il avait été un petit humaniste à sa façon. Le croyait-il ! Par deux fois, il avait fait traverser la route à des aveugles. Il avait été donneur de sang. Il avait cotisé pour la Croix Rouge et il avait voté au centre pour ne pas froisser ni ses amis de gauche ni ceux de droite. Parce qu'il aimait la nature, il se disait parfois écolo. Il n'aimait pas la chasse ; mais ne crachait pas sur un pâté de lièvre. Pour un peu il serait devenu végétarien ; mais pas crainte d'une certaine logique, il se demandait si la salade arrachée ne souffrait pas également… Alors, il se nourrissait comme tout le monde en craignant les OGM ; mais en recherchant les omégas 3 ! Sa femme, il ne l'avait jamais trompé, surtout par manque de temps, car comme tous les hommes normalement constitués, il avait eu ses petits fantasmes. Bien sûr il avait fait quelques excès de vitesse, les robots-flics étaient intraitables. Comme tout le monde il avait fauché au bureau quelques feuilles blanches et utilisé largement la photocopieuse pour les polys de sa fille ; mais rien de grave. D'ailleurs quand son entreprise fut délocalisée, il n'imagina jamais que cela puisse être dû à ses menus larcins ! A ce stade de sa réflexion, Jan avait toujours une bonne conscience. Son nouveau copain, Gabriel, était étrangement muet. Alors Jan continua son introspection post mortem. Bien sûr, par manque de temps, il ne s'était jamais penché sérieusement sur la faim dans le monde. D'ailleurs, il se sentait encore à l'aise, puisqu'il avait donné aux restos du cœur quelques boites de haricots, les moins chers, parce qu'il fallait savoir se limiter en tout… Et puis les haricots, ça tient au corps ! Le réchauffement de la planète ? Pour lui, la météo étant déjà la science la plus inexacte qui puisse exister, il était persuadé qu'en la matière l'erreur était à la hauteur de l'incompétence de ces savants. Donc pour Jan pas de problème. Bien sûr, il y avait cette calamité du Sida… Il n'avait pas bronché devant le fléau. Il se sentait protégé… par sa fidélité. Pour les autres, ils devaient sortir couverts… C'est tout !

Plus il réfléchissait, plus il se rendait compte, que sa vie était bien plate, même quelconque. Prétentieux, il avait toujours eu un air condescendant pour ces gens qui se comportaient comme des chiens fidèles, fidèles à leur gamelle ! Lui s'était interrogé sur la distance qui sépare la Terre du Ciel. Lui avait cherché la Lumière où d'autres n'y voyaient que la nuit. Lui avait étudié les plus grands philosophes et un peu la théodicée. Lui… Pourtant, il n'avait pas entendu l'appel au secours de Mère Nature et encore moins celui de ses frères en humanité… Lui ! Mais de quoi s'occupait-il enfin ? Ce Dieu ne lui avait rien demandé. Il lui avait surtout dit, il y a bien longtemps, que son pain serait gagné à la sueur de son front, et que de toutes façons, il retournerait poussière, car il n'était que poussière. Et Lui, le prétentieux, c'était imaginé, qu'il était poussière d'étoiles, presque une supernova !

Le ronron de ses pensées avait endormi l'ange Gabriel. Sa tête reposait sur un gros nuage blanc. Jan, intrépide décida d'aller se promener aux alentours du sas paradisiaque…

A quelques pas, dans une légère brume, il crut apercevoir des silhouettes…

Il fut surpris et heureux de revoir son chien Sniff qui était mort voici trois ans. Jan s'approcha de la bête, espérant que les retrouvailles seraient émouvantes.  Rien de tel, le chien le regarda à peine et poursuivit sa route sans aucune émotion. Jan s'interrogea sur cette curieuse attitude. Son Sniff avait-il perdu la mémoire en perdant la vie ? Etait-il devenu ingrat en l'absence de dépendance à l'écuelle ? Jan avançait doucement comme dans un rêve. Il revoyait ici et là des visages connus disparus de la surface de la Terre depuis quelques années. Leurs traits étaient apaisés. Leur démarche lente et gracieuse donnait une impression de vivre un film au ralenti. Mais, ils étaient tous absents, sans émotions, sans… vie !

Au détour d'une vague nuée, Jan rencontra son meilleur ami, Jacques, mort, bizarrement voilà cinq ans. Lui comme les autres semblait jouir d'une quiétude magique. "Hello, Jacques !" sans être convaincu, Jan interpella son vieil ami. Et ô surprise, le miracle se produisit. Jacques comme réveillé par cette interpellation, roula des yeux et un grand sourire entrava son visage. -  "C'est toi, Jan ?" - "Mais… Toi, tu me parles !" – "Oui, je suis dans mes dix minutes de communication… quotidienne… Ici tout est silence !"  Jacques expliqua rapidement à Jan le fonctionnement de son nouvel environnement.  Gabriel avait sans doute commis une petite faute en le laissant passer ; mais ceci lui faisait tellement plaisir… Puis jacques se laissa aller à quelques confidences sur les coulisses terriennes… C'est ainsi que Jan apprit que son meilleur ami, ici présentement mort, l'avait trompé (certains auteurs écriraient "odieusement", ce qui prouvent qu'ils ne savent pas de quoi ils parlent…) trompé durant de longues années et que finalement le Sida l'avait emporté dans le plus grand secret… D'autres petites confidences furent dévoilées ; mais Jan ne les entendait plus ! Gabriel se réveilla et appela son protégé d'un instant. "Jan voulez vous bien revenir au point de départ ?"

Maintenant Jan ressemblait à ces morts célestes. Un zombi ! Dans sa tête un manège infernal s'était mis à tourner : - sa femme – Jacques – leur liaison – le Sida – la mort etc.

"…vous m'avez bien compris ?" Jan refit surface à la fin de cette phrase prononcée par Gabriel. Comme plus rien ne l'intéressait à présent et pour l'éternité, il répondit machinalement "Oui !"

Et c'est ainsi que l'effet tunnel s'inversa et qu'il se réveilla, chez lui…

Manifestement, il se trouvait sur son lit de mort. Il se débarrassa rapidement d'un chapelet qui entravait ses mains. Il était vêtu de son plus beau costume et une cravate noire lui serrait horriblement le cou. Dans le fond de la chambre une chandelle tentait d'illuminer cette pièce sombre.

Gabriel l'avait donc renvoyé sur la terre. Il regrettait de ne pas l'avoir écouté plus attentivement. Avait-il raté son examen de passage ? Un silence étrange régnait dans la maison. Il se leva lentement et arpentât son domicile. Sa femme s'était assoupie sur le canapé du salon. Sur la table des faire-part annonçaient sa mort et son enterrement pour le surlendemain… Il caressa le chat toujours en boule sur son coussin préféré. Il ne bougea pas, comme s'il était devenu insensible aux caresses de son maître. Toutes ces émotions lui avaient coupé le souffle. Il ouvrit la porte pour prendre une bonne bouffée d'air frais. Bien qu'ayant pris toutes les précautions, pour ne pas troubler son épouse, l'appel d'air la réveilla. Elle se précipita alors vers la porte pour la refermer prestement. Jan s'attendait à des pleurs, à de grandes effusions. Son retour miraculeux allait donner des émotions fantastiques.

Rien ! Son épouse passa à côté de lui, presque sur ses chaussures sans broncher. Comme si elle ne le voyait pas. Une angoisse terrible gagna tout son être… Il commençait à comprendre. Il testa son idée saugrenue.  Devant la glace : rien ! Aucun reflet de lui-même. Il retourna dans sa chambre. Son corps était toujours allongé dans une raideur cadavérique.

Jan comprit alors, qu'il serait un fantôme pour l'éternité…ailleurs !

 

JB

   

 

lundi 14 juillet 2008, a 09:28
Pollution

 

 

Dans le ciel un avion…

Pollution !  

Sur la route un gros camion…

Pollution ! 

Fumeurs et addictions….

Pollution ! 

Barbecues et crémations...

Pollution !

Défécations et mictions…

Pollution !

Volcans et éruptions…

Pollution ! 

Nucléaire et explosions…

Pollution ! 

Arbres et défoliations…

Pollution !

Guerre et munitions

Pollution ! 

Pesticides et fumigations…

Pollution ! 

Dans le ciel un avion…

 

 

JB

samedi 14 juin 2008, a 07:46
Révolutions

 

 

Contre l'injustice des hommes,

Contre la carence des dieux,

Depuis qu'Adam croqua la pomme,

La révolte monte vers les cieux.

Se pose alors l'éternelle question

Qui pense juste, qui possède la raison ?

La balance toujours en mouvement

Penche selon l'air du temps…

Toi le Puissant, Toi le Misérable

Ta place est autour ou sous la table.

Sache que le paradis terrestre n'est qu'illusion,

Que le paradis céleste n'est que supposition.

Du combat des idées aux combats des armes,

L'humanité se noie toujours dans ses larmes.

Contre l'injustice des hommes,

Seul et impuissant, je marmonne !

 

JB

vendredi 13 juin 2008, a 10:39
Le signe de croix.

 

Madame,

Le monde, le mien, n'existait que depuis deux jours, à peine. Déjà vide. Déjà incertain.

La froide solitude remplaçait la chaleur de votre sein. Pourtant, aucun cri, aucune crainte. Rien, rien que votre absence.

Fallait-il déjà que je retournasse au néant ? Fallait-il abandonner ma vie pour apaiser la vôtre ?

Non Madame, car vous avez eu la bonne conduite d'abandonner un peu de vous-même sur le parvis d'une église. Vous aviez trois fois l'âge de raison. Mais était-ce la seule raison pour m'oublier, pour vous oublier, Madame ?

Une femme, pas plus âgée que vous, pas plus certaine de ses lendemains, m'a pris dans ses bras. Elle m'a offert son cœur et sa chaleur Elle m'a conduit dans la vie. Je l'appelle "Maman"...

Oui, Madame, voilà quarante ans que de questions en interrogations, je perds mon énergie à vous imaginer, à vous gronder, à vous pardonner. J'avoue avoir trop longtemps conjugué le verbe "abandonner" aux couleurs du verbe "haïr".

Puis le temps a passé...

Quelques marches me séparaient de la maison de Dieu. Je les ai franchies lentement, en pensant à vous. L'enfant de chœur espérait rencontrer sur son chemin l'amour d'une mère. Rien.

J'avoue que mes premières pensées débordaient de rancune et de rancœur. Puis, les plus hautes marches du pardon ont été franchies dans la tolérance en imaginant des hypothèses plaidant en votre faveur.

J'espère vous revoir bientôt, Maman !

Signé : L'abbé X…. 

vendredi 13 juin 2008, a 00:13
Maman-vérité.

 

Maman-vérité, cette année nous avons construit

Une grande maison vers l'est, où l'on s'instruit.

Dehors, des hommes troubles font la guerre,

D'autres plus sournois tendent des muselières.

 

Moi, encor trop petit,

Je n'ai pas tout compris.

 

J'ai pleuré dans le noir en silence.

Mes grands frères sont venus m'aider.

Tu n'es pas morte, j'ai de la chance,

Pour te connaître, je dois chercher...

 

Durant cette année, le foyer s'est organisé.

Le Vieux, très aimé, nous a bien dirigé.

Avec d'autres, j'ai travaillé la pierre,

Pour agrandir la maison sous le lierre.

 

Oh bien sûr, ils n'étaient pas tous présents.

Je crois qu'ils te cherchent partout, Maman.

 

Des hommes se battent au nom des mystères,

Tous aveuglent, tous… ils rejettent la Lumière.

J'ai entendu, la nuit, le son du canon,

Et, il y a des silences qui en disent long.

 

La violence est arrivée à notre porte,

Le racisme et l'intolérance en escorte.

 

Parfois en veillée, on médite.

Ils disent : « Maman peut nous aider,

Elle qui sait tout des mondes étrangers. »

Ici, le temps passe trop vite.

 

Dernièrement, je me suis occupé du grand jardin.

Tout au fond, fort inquiet, en me retournant soudain,

J'ai vu un bel arbre. L'arbre : l'Arbre édénique,

Qui me donnera, je crois, la sagesse magique.

Maman, cette année encor, nous avons construit

La maison de l'Homme avec… un profond puits !

 

JB

 

mardi 10 juin 2008, a 20:41
T'abats

La fumée bleue

Dans les yeux

Hypnotise les enfants

Dans une vie de méprise

La fumée grise

Tue leurs parents

La machine souffle

Dans ses poumons

Sa vie s'essouffle

Aujourd'hui pour de bon

Le tube dans la trachée

La chance l'a lâché

Le crabe ronge ses poumons

Ce brouillard tue le moribond